jeudi 3 septembre 2009

Place au sport !

Après la tête, les bras !

Descente du Petit Rhône, en canoë, avec vent de face. 16 km à ramer comme des galériens ! En plus, ce "Petit Rhône" n'a rien de "petit", il doit bien faire une cinquantaine de mètres de large, et quand ça souffle, il y a des vagues !! Certes, rien à voir avec un mascaret, mais quand même de quoi faire danser notre embarcation, et donner des sueurs froides à Véro, à chaque fois qu'on traverse pour se mettre à l'abri du vent sur la rive opposée !
La prochaine fois, ce sera sans vent, et avec une épuisette ! Des poissons gros comme le bras (sans exagérer) ont plusieurs fois failli sauter dans le canoë ! On est aussi passés tout près des chevaux et des taureaux de camargue. L'arrivée fut un peu rock'n roll parce qu'on ne connaissait pas les lieux et que la vue des rouleaux sur la mer toute proche était plutôt impressionnante !!
Bref, à refaire !

Mémorable !
D'abord, la veille, le loueur au téléphone qui s'amuse de notre question (après la balade on revient comment ?) et répond avec un bel accent provençal "Hé bé, vous portez le canoë sur la berge et vous faites les 16 km à pied" !
Ensuite, la descente avec le vent: dur dur mais ça valait le coup !
Enfin, l'arrivée à la mer ... en passant sous les lignes d'un pêcheur et sous l'embarcadère du Tiki.

http://www.kayakvert-camargue.fr/index.php

Il y a parfois de petites plages où l'on peut se poser un moment !!

Le Tiki, sa roue à aube, et ses touristes agglutinés



Après les bras, les jambes !!
Fin de journée, vélo sur la plage déserte, mouettes, soleil couchant ...

Superbe soirée. Pas facile de pédaler dans le sable, mais trois petites heures extraordinaires. La mer, la plage pour nous tout seuls, le bois flotté, le coucher de soleil ... waouh !!



Les ombres s'allongent, le soir tombe









mercredi 2 septembre 2009

Un festival de concerts !!

Arles bien sûr, mais aussi Martigues et Avignon, nos vacances dans le midi furent culturelles !!!

Je dis "nos vacances" car, à partir d'ici, vous allez lire un blog "à deux voix" ! Je fais les basses, à gauche, et Véro joue dans les aigus, à droite:

A Arles, après Yom, clarinettiste très "tonique", difficile de ne pas être un peu déçu par la prestation de Césaria Evora, qui se laisse un peu porter par ses musiciens. Sa voix a perdu de sa chaleur et elle semble un peu au bout du rouleau.

Emouvant d'entendre cette grande dame en direct bien sûr, mais ... moment décevant".


A Arles, il y a des concerts partout, toute la journée, de toutes les musiques du monde. Poussés par la curiosité, on en a profité pour aller écouter, dans la cour de l'archevêché, Sur Sudha, un trio venu du Népal.
A écouter en fermant les yeux, même si le "frotté" du percussionniste est aussi beau à voir qu'à entendre !! Un maximum de plaisir, avec un minimum de moyens: un petit éclairage doux, 3 micros, 2 enceintes et une petite bouteille d'eau chacun, et les voilà partis pour 1h30 de concert, assis en tailleur à 2 mètres à peine de la 1ère rangée de spectateurs.

Ce concert, qui faisait partie des "Moments Précieux", portait bien son nom. Un beau moment musical, un concert à la fois délicat et vivant.





A Martigues, j'ai été doublement déçu:
D'abord parce qu'on m'avait parlé d'un groupe de flamands roses qui, parait-il avait l'habitude de venir survoler la scène (scène flottante posée sur le canal) 5 minutes avant l'ouverture du spectacle, mais ce soir-là ... rien, aucun flamand, juste quelques mouettes qui, dans la lumière du soleil couchant pouvait à la rigueur se la jouer "mouettes roses", mais leur vol n'avait rien de bien majestueux quand même !!!


Quand au concert, "African footprints", certes, il y eu bien les numéros de claquettes et de gumboots annoncés dans le programme, mais l'ensemble du spectacle m'a semblé un peu trop estampillé "made in Hollywood" ! Il manquait vraiment d'authenticité: Pendant la 1ère partie, alors que le récit de l'histoire de la culture africaine en était encore à la période pré-coloniale, une voix nous a annoncé une danse ancestrale de la province du Limpopo, effectuée par un grand sorcier. Alors certes, son costume en peau de léopard faisait très "typique", et sa danse était réellement impressionnante de souplesse et d'amplitude. Mais POURQUOI faire chanter ce grand sorcier en anglais ??? Certes celà permet sans doute de faire mieux passer son message auprès du plus grand nombre ("We have been here before", je cite de mémoire, preuve qu'il l'a bien martelé et que j'ai bien retenu la leçon), mais je trouve tout de même navrant de devoir chanter en anglais dans un spectacle sensé présenter les racines de la culture africaine. Franchement, je préférais de loin la troupe de Johnny Clegg, mais c'était il y a 20 ou 25 ans !! (Fichtre ! Ca nous rajeunit pas !!)

Le festival de "la Venise Provençale" n'a rien perdu de son ambiance familiale malgré son succès.
African Footprints retrace l'histoire de l'Afrique du Sud. Les danses tribales, les gumboots, les claquettes, furent du beau spectacle, et on aurait voulu que ces tableaux durent plus longtemps ! Surtout que le côté "comédie musicale" ... on n'aime vraiment pas.



La Venise Provençale


A Avignon, nous ne sommes pas allés danser sur le pont, car la chaleur était véritablement étouffante.
Ambiance très sympa dans les rues, Avignon pendant le festival, c'est un peu la cour des miracles, le spectacle est permanent, un peu partout: des démos de hip-hop impressionnantes vues de très très près, des mimes, des jongleurs, et bien sûr beaucoup de comédiens qui font la promo de leur spectacle: certains se contentent simplement de "tracter", et distribuent un maximum de petits cartons publicitaires dans un minimum de temps, mais beaucoup improvisent carrément des extraits de leur spectacle dans la rue, et souvent ceux-là paraissent beaucoup plus sympas et donnent envie d'aller les voir sur scène.
Personellement j'ai beaucoup aimé "Métronome" par la troupe "Cinq de Coeur", enchainement de toutes sortes de chansons par cinq personnages qui se rencontrent dans le métro un jour de grève générale, c'était très péchu et souvent assez drôle.
Mais les plus forts, c'était sans conteste "Acide lyrique" dans "Opus à l'oreille, création lyrico-comique", des acteurs déjantés qui font hurler de rire en chantant des airs d'opéra !!! Ce spectacle est un délire total et permanent, surprenant et hilarant.
Comme le off d'Avignon fonctionne largement sur le bouche à oreille, je vous recommande vivement ces 2 spectacles. Si vous avez l'occasion d'aller les voir, à Paris ou ailleurs, n'hésitez pas.

Ah ! L'ambiance du festival d'Avignon ... Déambuler dans les rues et assister aux démonstrations de certaines troupes est déjà un plaisir. Quant aux spectacles du off, des déceptions, mais aussi de très beaux moments: "Métronome" et "Opus à l'oreille" furent des représentations de théâtre musical pleines d'énergie et d'émotions.
Et ... merci Samia pour les glaces!

"tractage" mis en scène en pleine rue !


Le "in", c'est au Palais des Papes




mardi 25 août 2009

Histoires de clarinette (pour débuter les vacances)

Hé ouai !! Vous ne vous y attendiez pas à celle-là ? La clarinette, ça change des histoires de montagne, hein ???

J'entends déjà certains de mes vieux amis, ceux à qui j'ai parfois un peu cassé les oreilles, pendant certains concerts ou lors des "soirées guitares" après les cours de la fac, se demander "comment, COMMENT Cyril, ce Cyril là, peut aujourd'hui nous raconter des histoires de clarinette ??" Comme on dit en provençal, "Es poussible ?"

A ceux là je demande de se souvenir que j'ai dans les veines encore un peu de sang slave (polonais pour être précis) et que les slaves sont depuis la nuit des temps des gens qui adorent faire la fête, chanter et danser. Sachez aussi que mon grand-père maternel m'a laissé, en plus de sa passion de la course à pied, une magnifique clarinette, qu'il tenait lui-même de son père.
Même si je n'ai jamais appris à en jouer, la clarinette était inscrite dans ma vie, depuis le début !!!

Alors bon, je vous entends d'ici, "Ouai, la clarinette, OK c'est bon on connait, c'était l'instrument qui symbolisait le chat dans Pierre et le loup, et ça se joue dans des salles de concert où le public est sagement assis et les musiciens sont déguisés en pingouins !! Bref, Cyril, franchement, on préfère de loin tes histoires de montagne !!!"

Et bien pas du tout, vous avez tout faux !!!

Démonstration n°1: Concert de l'harmonie de Passy, au bord du lac (de Passy), petit lac haut savoyard, donc très venté en fin d'après midi, ce qui lui confère une acoustique très différente d'une salle d'opéra. Bon, OK, je vous le concède, les musiciens de l'harmonie portent un costume, mais on peut néanmoins observer chez certaines, une touche de fantaisie, et Loïc le chef d'orchestre se laisse parfois aller à esquisser de petits déhanchements, bref, en ce 11 juillet, c'est la fièvre du samedi soir qui montait sur les berges du lac de Passy (et je ne dis pas ça parce que c'est ma Véro chérie qui joue au 1er plan !):

La clarinette c'est rock'n roll !!





Les clarinettes assurent le show !





Et Loïc se lâche (même la cravate s'envole !)

Démonstration n°2: Quelques jours plus tard, le 17, à Arles, au théâtre antique, donc en plein vent là aussi (on était en polaires et coupe-vent), nous avons assisté à une VRAIE démonstration de clarinette klezmer, dansante, sur un rythme souvent effréné, portante, emballante, joyeuse, qui a fait danser le public, tout le contraire de l'image qu'on se fait habituellement d'un clarinettiste. C'était Yom, il passait en 1ère partie de Césaria Evora et à la sortie, je crois bien qu'il lui a un peu (beaucoup) volé la vedette. Il danse, il saute, se tortille et fait virevolter sa clarinette au rythme de mélodies endiablées. Arles était sous le charme.